·
6 minutes
Se lever d'un fauteuil après une prothèse de hanche : le geste et le meuble qui le permettent
On parle beaucoup de la bonne hauteur d'assise. On parle moins de ce qui se passe dix secondes plus tard : le moment où il faut se lever. C'est là que la hanche opérée travaille, que les bras tirent, que l'équilibre vacille. Un fauteuil se juge à ce qu'il permet de faire debout, pas à son confort une fois assis.
Se lever, le geste qu'on répète vingt fois par jour
Après une prothèse de hanche, on s'assoit et on se lève bien plus souvent qu'on ne l'imagine : au petit-déjeuner, devant la télévision, pour répondre au téléphone, pour aller aux toilettes. Chaque fois, c'est le même enchaînement, et chaque fois, le fauteuil y prend part. Un siège trop bas oblige la hanche à se plier au-delà de l'angle toléré. Un siège sans appui oblige les bras à improviser. Un siège qui glisse transforme l'élan en chute.
Les hôpitaux universitaires de Genève rappellent que les mouvements à risque (rotations forcées, jambes croisées, flexion de la hanche au-delà de 90 degrés) sont à éviter pendant environ six semaines. La durée exacte reste celle que fixe votre chirurgien. Pendant cette période, se lever est l'un des gestes où l'on a le plus de chances de mal faire sans s'en rendre compte. Source : conseils pratiques des HUG.
Le geste, étape par étape
Ce qui suit résume les consignes de bon sens données dans les services de chirurgie orthopédique. Votre kinésithérapeute ou votre chirurgien reste la référence : si l'un d'eux vous a appris une autre manière de faire, suivez la sienne.
- Avancer les fesses vers le bord de l'assise, sans glisser, en gardant le dos droit.
- Tendre la jambe opérée légèrement vers l'avant et placer l'autre pied sous soi, bien à plat.
- Poser les deux mains sur les accoudoirs, au niveau des coudes, pas sur les genoux.
- Pousser avec les bras et la jambe saine, buste droit, sans se pencher en avant.
- Se stabiliser debout quelques secondes avant d'attraper la canne ou de marcher.
Les HUG précisent qu'avec un siège trop bas, il faut tendre la jambe opérée vers l'avant et la garder tendue tant qu'on est assis, puis procéder de même pour se lever. C'est faisable chez des amis ou en voiture. Ce n'est pas un mode de vie.
Ce que le fauteuil doit faire à votre place
Un bon fauteuil de convalescence ne rend pas le geste facile, il le rend possible. Cinq critères comptent, et aucun n'est esthétique.
Une assise assez haute
Les HUG donnent une règle simple : la hauteur du siège doit être au moins égale à la distance entre le sol et le genou. Mesurez-la en chaussures, pas pieds nus. Nous détaillons la méthode dans notre article sur la hauteur d'assise et les accoudoirs.
Des accoudoirs qui dépassent et qui tiennent
Ils servent de barres d'appui. Ils doivent donc être fermes, fixés à une structure solide, à une hauteur qui permet de pousser sans lever les épaules. Des accoudoirs qui bougent, qui sont rembourrés comme des oreillers ou qui s'arrêtent avant le bord du siège ne servent à rien au moment de se lever.
Une assise ferme et un dossier plutôt droit
Une mousse trop molle absorbe l'élan : on s'enfonce, et il faut ensuite lutter pour en sortir. Les conseils de prévention des chutes de l'Assurance Maladie recommandent d'ailleurs de choisir des fauteuils hauts, à dossier droit. Source : ameli.fr.
Une stabilité totale
Pas de roulettes, pas de piétement qui bascule, pas de fauteuil à bascule pendant la convalescence. Posé sur un tapis qui glisse, le meilleur fauteuil devient un danger.
Un releveur quand les bras ne suffisent plus
Si les quadriceps sont affaiblis, si l'autre hanche ou un genou fait mal, si l'on se fatigue vite, le fauteuil releveur électrique fait la moitié du travail. Il ne remplace pas la rééducation : il évite la chute pendant qu'elle s'installe. Nous en parlons sans détour dans notre article sur le fauteuil releveur design, et vous pouvez découvrir nos fauteuils releveurs.
Les sièges des autres, le vrai test
Chez soi, on règle son fauteuil. Ailleurs, on subit. Chez les enfants, au restaurant, dans la salle d'attente du kiné, dans la voiture : les sièges sont bas, mous, sans appui. Quelques réflexes aident.
- Emporter un coussin ferme et dense pour rehausser l'assise, comme le suggèrent les HUG (mousse dense).
- Choisir le siège avec accoudoirs quand on a le choix, même s'il est moins bien placé.
- Prévenir ses hôtes : une phrase au téléphone évite de s'effondrer dans un canapé bas.
Et pour les proches qui reçoivent, un seul fauteuil haut et ferme dans le salon change la visite. C'est un geste d'hospitalité, pas de médicalisation.
Le matin et la nuit : le lit fait partie du parcours
On se lève rarement d'un fauteuil sans s'être levé d'un lit. Les HUG conseillent de s'asseoir d'abord au bord du lit en s'appuyant sur les deux mains, puis de pivoter les jambes et le bassin ensemble, en se levant lentement. Un lit trop bas rend ce geste aussi risqué que le fauteuil. Notre guide sur la hauteur de lit pour un senior explique comment trouver la bonne mesure, et notre lit électrique permet de la régler au centimètre.
Se lever lentement n'est pas qu'une question de hanche. L'Assurance Maladie rappelle qu'un lever trop rapide du lit ou de la chaise peut provoquer vertiges et étourdissements, et qu'une personne sur trois de plus de 65 ans tombe au moins une fois par an. Une chute après une prothèse est la dernière chose qu'on veut, d'où l'intérêt de lire aussi notre guide de prévention des chutes à domicile.
Un fauteuil qui ne fait pas hôpital
Beaucoup de familles hésitent parce qu'elles redoutent un meuble qui annonce la maladie. Le problème est réel : le matériel médical standard est souvent laid et le dit. Mais la hauteur, les accoudoirs et la fermeté se règlent aussi dans un fauteuil bien dessiné, en bois et en tissu choisis, qu'on garde ensuite dans le salon une fois la convalescence terminée. C'est notre parti pris chez Zelder : un fauteuil pensé pour la personne âgée qui reste un beau meuble, et qui dit « chez moi » plutôt que « patient ».
Faire financer le fauteuil : ce qu'on sait, ce qu'il faut vérifier
Selon le site officiel pour les personnes âgées, MaPrimeAdapt' peut financer jusqu'à 70 % d'un projet, avec un plafond de travaux subventionnables de 22 000 € HT, sous conditions d'âge et de revenus. L'allocation personnalisée d'autonomie peut aussi prendre en charge certains aménagements, et certaines caisses de retraite proposent des aides cumulables. Source : pour-les-personnes-agees.gouv.fr.
Ces dispositifs visent d'abord les travaux et les équipements installés. Le site officiel ne précise pas que du mobilier simple soit couvert : avant d'acheter, demandez à votre caisse de retraite, à votre mutuelle ou à France Rénov'. Nos articles sur MaPrimeAdapt' et sur l'APA et l'aménagement du logement détaillent les démarches, et notre page financement liste les options pour un achat. Un ergothérapeute peut aussi, lors d'une visite, dire précisément quel fauteuil et quelle hauteur conviennent chez vous : voyez notre article sur son rôle.
Les erreurs qui reviennent
- Acheter pour s'asseoir, pas pour se lever. Le fauteuil très profond, très moelleux, est un piège.
- Compter sur le canapé. Trop bas, trop mou, sans accoudoirs rigides.
- Garder les petits tapis autour du fauteuil. Ils glissent, ils accrochent la canne.
- Se lever sans pause. On se stabilise debout avant de partir.
- Oublier de mesurer : on essaie le fauteuil assis, on ne mesure jamais la hauteur genou sol.
Questions qu'on nous pose
Comment se lever d'un fauteuil après une prothèse de hanche ?
En avançant les fesses, en tendant la jambe opérée, en poussant sur les accoudoirs avec les bras et la jambe saine, le buste droit, puis en se stabilisant debout avant de marcher. Votre kinésithérapeute adapte ces consignes à votre cas.
Quelle hauteur de fauteuil faut-il ?
Au moins la distance entre le sol et le genou, d'après les conseils des HUG. Si le siège est plus bas, un coussin dense ou une rehausse peut dépanner.
Combien de temps faut-il respecter ces précautions ?
Les HUG indiquent environ six semaines pour les mouvements à éviter. La durée précise est fixée par votre chirurgien, selon la voie d'abord et votre récupération.
Un fauteuil releveur est-il utile après une prothèse de hanche ?
Pas pour tout le monde. Il aide quand les bras ou les jambes manquent de force, ou quand l'autre hanche est fragile. S'il vous évite de forcer et de chuter, il est utile, sinon un fauteuil fixe bien réglé suffit.
Peut-on utiliser un canapé ?
Rarement au début : les canapés sont souvent bas, mous et sans accoudoirs fermes. Un fauteuil haut et ferme à côté reste préférable.
Pour essayer avant de décider, parlez-nous de votre situation : nous vous aidons à choisir un fauteuil adapté à votre hauteur et à votre salon, sans jargon et sans pression. Découvrez notre fauteuil releveur ou le financement.
Un large choix de chaises, idéales pour vous et l'harmonie de votre salon ou salle à manger.
Découvrez notre collection d'assises et de literie haut de gamme. Pensée pour et conçue par les expériences de nos clients, notre sélection a été minutieusement élaboré pour garantir confort, ergonomie et design.
Les avantages chez Zelder
Nos équipes sont à votre écoute pour répondre à vos questions et vous garantir une expérience sans tracas du lundi au vendredi, de 9h30 à 17h30.
Un paiement 100% sécurisé
Payez avec le mode de paiement de votre choix.
La livraison sur rendez-vous
Nous proposons une livraison avec installation dans la pièce de votre choix, et reprise de l'emballage.
Garantie de 2 ans
Tous nos produits sont garanties 2 ans et remboursés en totalité.

L'essai à 14 jours
Nous échangeons ou remboursons votre produit.
Voir aussi
Envie d’aller plus loin ?
Découvrez nos autres articles, publiés chaque semaine par nos équipes.
Se lever d'un fauteuil après une prothèse de hanche : le geste et le meuble qui le permettent
On parle beaucoup de la bonne hauteur d'assise. On parle moins de ce qui se passe dix secondes plus tard : le moment où il faut se lever. C'est là que la hanche opérée travaille, q...
Matelas et maladie de Parkinson : le choix qui change les nuits
On parle beaucoup du lit quand la maladie de Parkinson s'installe, très peu du matelas. C'est pourtant lui qui décide, chaque nuit, si l'on se retourne en un geste ou en dix minute...
















